Lacune commune de l'Atlantique


Lacune commune de l'Atlantique

Common Northern Lacuna

BIOTOPE / HABITAT

Vous trouverez cette espèce sur les algues plates, en particulier sur les laminaires aux rives abritées. (voir photo ————»)

Dans la zone littorale rocheuse plusieurs sources de nourriture (algues) sont disponibles pour L. vincta.

Cependant, jusqu'à présent, aucune étude n'a fait la différence entre la croissance de L. vincta nourri de diverses espèces d'algues.

Cette Lacune se trouve du médiolittoral jusqu'à des profondeurs situées entre 20 et 200 m.
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Photo: ERE de l'Estuaire, Denis Turcotte

CARACTÉRISTIQUES


Petit gastéropode avec une petite coquille fragile mince et lisse, pouvant être translucide, finement pointue (conique), à base aplatie, teintée de jaunâtre à brun (couleur ivoire, crème), parfois ornée de bandes spiralées, comptant de 3 à 5 tours. La coquille présente souvent des bandes blanches, mais cela peut également être absent. La taille typique trouvée moyenne 5mm pouvant atteindre 13 mm. Il est généralement beaucoup plus grand dans la partie la plus septentrionale de son aire de répartition. L'ouverture est munie d'une lèvre externe mince et crénelée avec un opercule multispiralé. Absence d'ombilic.


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Source: British Shells Plate 12.jpg The copyright term is the author's life plus 100 years or less.
La coquille présente souvent des bandes blanches, mais cela peut également être absent.

La taille typique trouvée moyenne 5mm pouvant atteindre 13 mm. Il est généralement beaucoup plus grand dans la partie la plus septentrionale de son aire de répartition.

L'ouverture est munie d'une lèvre externe mince et crénelée avec un opercule multispiralé. Absence d'ombilic.
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Source: Inconnue

Observatoire du littoral à Port-au-Saumon



Sur les algues, habituellement sur les rives rocheuses.

La probabilité qu'il s'agisse de Lacuna vincta est grande, puisque c'est la plus commune des trois espèces, mais difficile à confirmer sans les adultes.

Photos de larve à Port-au-Saumon.

Pontes, larves et autres stades très jeunes d'espèces marines sont toujours plus difficiles à identifier que les adultes puisque ces stades sont très semblables, parfois identiques morphologiquement, à ceux des espèces du même genre.

Le genre Lacuna compte deux autres espèces, moins communes, dans le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent, L. crassior et L. pallidula. L'identification dépend alors des circonstances dans lesquelles les photos ont été prises.

Question: Y avait-il des adultes rampant tout près des pontes et des larves en éclosion? Alors, si vous trouvez des pontes, récoltez des adultes, tentez de les identifier et conservez des spécimens pour faire confirmer votre identification par des spécialistes.
La probabilité qu'il s'agisse de Lacuna vincta est grande, puisque c'est la plus commune des trois espèces, mais difficile à confirmer seulement une photo comme celle-ci.


La probabilité qu'il s'agisse de Lacuna vincta est grande, puisque c'est la plus commune des trois espèces, mais difficile à confirmer sans les adultes.


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Attibution / Autorisation
© Sylvain Miller

Port-au-Saumon



AIRE DE RÉPARTITION

Golfe du Saint-Laurent, Estuaire moyen (nord et sud), Estuaire maritime (nord et sud) Saguenay, Haute-Côte-Nord, BAsse-Côte-Nord, Gaspésie, Ïle d'Anticosti, Îles-de-la-Madeleine (à confirmer)
Arctique, Nouveau-Brunswick, New Jersey. (sources à confirmer) ?

ALIMENTATION 

Elle est herbivore. Quand une source de nourriture est localisée, l'escargot commencera à se nourrir en ouvrant d'abord sa bouche. Les muscles se déplacent vers l'avant et la radula entre en contact avec la nourriture. Les ensembles de muscles ramènent la radula vers l'arrière et les dents grattent la surface. Les particules d'aliments sont remontées dans la bouche à sa fermeture. Ce processus est répété lorsque l'escargot continue de se nourrir.

Lacuna vincta (Montagu) est un petit escargot herbivore qui se nourrit et vit sur les algues dans la zone subtidale rocheuse. L. vincta se trouve normalement sur Laminaria spp. (Martel & Chia, 1991); Cependant, plusieurs articles rapportent que L. vincta peut être trouvé sur d'autres algues telles que Fucus distichus L. subsp. edentatus (Pyl.) Powell, Chondrus crispus Stackh., Fucus serratus L., Mastocarpus stellatus (Stackh.) Guiry et Laurencia pinnatifida (Huds.) Lamour dans le nord-est et le nord-ouest de l'Atlantique (Southgate, 1982; Thomas & Page, 1983). Même si L. vincta vit sur diverses algues, la plupart des études ont évalué son abondance saisonnière dans les habitats de varech (Thomas & Page, 1983, Johnson et Mann, 1986, Maney et Ebersole, 1990, Martel et Chia, 1991).

REPRODUCTION - MULTIPLICATION 

Les oeufs de Lacune commune sont pondus en petites grappes d'œufs, dans des amas gélatineux, en forme de beignets jaunes que l'on retrouve souvent sur les frondes des laminaires.

FAITS INTÉRESSANTS

Son nom vient des rubans rouges.

Mode de vie : Contrairement à l'escargot peu profond où la femelle atteint deux fois la taille du mâle, les deux sexes ont la même taille dans l'espèce Lacuna vincta. Les coquilles d'œufs en forme d'anneaux, de couleur jaune-blanc à rose, sont caractéristiques des plantes qui peuvent être trouvées au printemps. Cette étrange ponte est déposée sur de grandes algues, notamment la soie lavée de la Dauerflutzone sont des lieux populaires et souvent densément occupés par des frayères.

A partir des oeufs éclosent enfin de petites larves nageuses, appelées Veliger, qui dérivent avant le développement de l'escargot et la vie du sol associée une fois pendant deux à trois mois dans le plancton de la mer.

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES 

(anciens noms - Epheria vincta, Lacuna carinata)

Comment distinguer des espèces semblables: Lacuna variegata a des chevrons bruns au lieu de la bande blanche qui descend en spirale vers le bas de la coquille et est plus commun sur la zostère marine. L. vincta aurait également une ouverture inhabituellement large.

Récemment, des inventaires ont été réalisés durant les étés et automnes 1993 et 1994 sur la Macreuse à front blanc à partir de 31 promontoires terrestres réparties sur l'ensemble de l'estuaire. On estime que plus de 22 000 individus fréquentent l'estuaire à cette époque de l'année (Bédard et al., en préparation). Les effectifs sont équivalents sur les deux rives. Par contre, la majorité des macreuses se retrouvent dans l'estuaire maritime. Cette espèce exploite surtout les vastes plateaux infralittoraux peu profonds (<10 m) où elles s'alimentent de Pélécypodes (Mytilus edulis, Macoma balthica, Crenella faba etc.), de Gastéropodes (Lacuna vincta, Littorina sp.) et de quelques Polychètes (dont Pectinaria sp.). (référence 1)

LES LITTORINES
Les Littorines sont parmi les animaux les plus répandus et les plus abondants du médiolittoral rocheux de l'Atlantique Nord. Elles sont herbivores et se nourrissent en broutant des algues microscopiques ou de grande taille. Trois espèces de Littorines vivent dans le Saint-Laurent et chacune d'elles occupe un habitat particulier du médiolittoral. La Littorine rugueuse est très résistante à la dessication. On la retrouve partout dans le médiolittoral, dans les endroits découverts, non protégés du vent et du soleil. La Littorine commune d'Europe vit de préférence dans la moitié inférieure du médiolittoral, sous la cou- verture algale. La Littorine jaune se rencontre au même niveau que la précédente, mais se tient princi- palement sur la fronde des algues, en particulier sur les Fucus et l'Ascophylle noueuse.

GASTÉROPODES BROUTEURS

La plupart des gastéropodes du médiolittoral sont des brouteurs. Les Littorines, les Acmées, les Marguerites et les Lacunes consomment, selon l'espèce, des algues microscopiques ou des algues de grande taille. Les algues sont broutées à l'aide d'une radula, une sorte de langue rapeuse constituée de plusieurs rangées de dents. La structure de la radula varie d'une espèce à l'autre selon le nombre, la forme ou la dureté des dents, ce qui détermine le régime alimentaire de chaque espèce. La Littorine commune d'Europe, par exemple, déchire des algues vertes avec ses dents pointues; l'Acmée, quant à elle, peut s'at- taquer à la paroi calcaire des algues rouges encroûtantes grâce à ses dents minéralisées très dures.

Certaines algues résistent au broutage grâce à différentes stratégies. Plusieurs espèces sécrètent des sub- stances chimiques répulsives; d'autres croissent rapidement et échappent, à l'âge adulte, aux dents des brouteurs; d'autres enfin sont coriaces, comme les algues encroûtantes charnues du genre Ralfsia, ou très dures, comme les algues calcaires du genre Chlathromorphum.

L'activité des gastéropodes brouteurs dans le Saint-Laurent n'exerce pas une influence déterminante sur la structure des communautés du médiolittoral. Les espèces d'algues dominantes comme les Fucus ou l'Ascophylle noueuse exercent toujours leur dominance, que les brouteurs soient présents ou non. La compétition entre les espèces ou l'abrasion des glaces sur le littoral sont des facteurs bien plus impor- tants dans le modelage des communautés intertidales.
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CLASSIFICATION

Embranchement : Mollusca
Classe : Gastropoda
Sous-classe : Prosobranchia
Ordre : Neotaenioglossa
Sous-ordre :
Famille : Lacunidae ou Littorinidae
Genre : Lacuna
Espèce : vincta
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Saviez-vous que . . .

L'ombilic chez les gastéropodes,
c'est cette cavité ronde ou en forme de fente située à la base de la coquille, contre l'ouverture.

RÉFÉRENCES



(1)
Pierre Mousseau, Marc Gagnon, Pierre Bergeron, Judith Leblanc et Robert Siron, Groupe de travail sur les zones d'intervention prioritaire Synthèse des connaissances sur les communautés biologiques de l'estuaire moyen du Saint-Laurent Rapport technique Zones d'intervention prioritaire 15, 16 et 17

(2)
Chabot, Robert et Anne Rossignol. 2003. Algues et faune du littoral du Saint-Laurent maritime : Guide d'identification. Institut des sciences de la mer de Rimouski, Rimouski; Pêches et Océans Canada (Institut Maurice-Lamontagne), Mont-Joli. 113 pages.